Mgoun
Mgoun,
beaucoup plus qu’un sommet...
Let’s do
it :
« Le monstre » c’est comme ça que la plupart des
trippers l’appelle dans les groupes de voyage, Mgoun ou bien Ighil N’Mgoun avec
ses 4071m d’altitude est le 3éme plus haut mont de l’Atlas, son sommet est
constitué d’une crête haute de plus de 4000m et s’étale sur une longueur de
10km.
Malgré qu’il est Situé dans une partie un peu méconnue de l’atlas,
par rapport au fameux Toubkal, mais je peux vous assurez qu’il est aussi « hard
to get » que le sommet du Toubkal, même un peu plus dur à mon avis, avec des
paysages à couper le souffle, et une déconnexion totale du reste du monde.
Une aventure pleine de beaux souvenirs, des vallées luxuriantes
d’une part et des villages berbères typiques d’autre part, on avait la chance
de rencontrer les populations locales, des villageois berbères, avec leurs
beaux troupeaux constituant un tableau harmonique avec la nature.
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| Le bonheur des Bougmez |
Lors de notre préparation pour ce voyage tout le monde dont
les guides de la région nous a exigé de faire cette ascension dans 3-4 jours
minimum, on l’a fait en deux jours car on avait pas beaucoup de temps! Et c’est
grâce à l’esprit d’équipe, la persévérance de chacun de nous, et cette volonté
incroyable de vouloir surpasser nos limites qu’on a pu le réussir.
L’itinéraire était la boucle Ait Bougmez-Tarkkedit-sommet
Ighil N’Mgoun-Ait Bougmez, dans la suite de l’article j’ai essayé de donner le
maximum de détails possibles sur ce fameux trajet pour tous ceux qui veulent le
faire. « And keep in mind if we can do it you can do it »
Azilal-Ait
Bougmez-Aarouss :
Alors tout d’abord il fallait se diriger vers Azilal, c’est
la ville la plus proche du point de départ de l’ascension et c’était aussi le
point de rencontre de notre équipe, pour s’y rendre j’ai pris un autocar depuis
Meknès vers Beni Mellal (80dh) puis un autre car jusqu’à Azilal (30dh) la route
regorgeait de paysage magnifique surtout lors du passage près du barrage bin El
Ouidane, un monument époustouflant avec des falaises de part et d’autre, une
rivière qui passe au milieu et des forêts à pleine vue.
Pour tous ceux qui veulent faire le trajet en voiture je tiens à vous informer que l’état de la route n’était pas très agréable surtout le tronçon Azilal-Ait Bougmez la route goudronnée disparaissait de temps à autre pour laisser place à des pistes en cailloux et des petits ruisseaux qui provenait des nombreuses sources de la région qui traversaient la route.
Pour tous ceux qui veulent faire le trajet en voiture je tiens à vous informer que l’état de la route n’était pas très agréable surtout le tronçon Azilal-Ait Bougmez la route goudronnée disparaissait de temps à autre pour laisser place à des pistes en cailloux et des petits ruisseaux qui provenait des nombreuses sources de la région qui traversaient la route.
Mais ça reste l’une des plus belles routes que j’ai vu au
Maroc, une richesse et une biodiversité incroyable qui nous a laissé sans voix !
comme le fameux proverbe le dit « les routes les plus dures mènent souvent
aux endroits les plus magiques »
Après mon arrivée à la ville d’Azilal j’ai pris un hôtel pour
me reposer et y passer la nuit, je dois dire qu’après ma balade nocturne dans
la ville j’étais très impressionnée par son charme, la sécurité qu’y règne et
la gentillesse de ses habitants.
Au petit matin c’était la rencontre avec le groupe, après un
petit déjeuner copieux de la région, on a pris un taxi direction Ait Bougmez,
on s’est arrangé avec le chauffeur pour qu’il nous amène jusqu’à Arouss (1900m)
le point de départ de la randonnée, le trajet était d’environ 1h30 de route
pour le prix de 50dh/per.
Dès l’arrivée dans la vallée verdoyante des Bougmez surnommée
aussi la vallée des gens heureux, une détente et une joie de vivre
extraordinaire, des fermes de pommes de part et d’autre, des ruisseaux et
rivières d’eau qui coulent de partout…
Tout simplement c’est une terre qui
respire le bonheur, avec des paysages grandioses à pleine vue notamment les majestueuses crêtes qui se dressent comme des pyramides.
Vers le
refuge Tarkeddit :
Après avoir laissé nos packages au muletier pour les porter
jusqu’au refuge (50dh/sac/jour) on a commencé notre trek, un trajet d’environ
7h de marche d’un niveau moyen pour atteindre le plateau Tarkeddit (2900m) en
passant par le col de Tizi N’Aghouri (3400m) qui nous a offert des vues à
couper le souffle sur les crêtes de Tarkeddit et sur la chaine majestueuse du
Mgoun.
Plusieurs pauses s’imposaient le long du trajet pour
reprendre du souffle, s’adapter avec le gain d’altitude, et faire le plein d’énergie :
dattes, raisins secs, noix, chocolat, petits sandwichs préparés à l’avance... si
j’ai un conseil à vous donner, la bouffe, vous en aurez besoin :D
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| la pause qui s'impose |
Le trajet était aussi un point de rencontre où se déroule la
dure vie des amazighs montagnards qu’on a pu rencontrer dans leurs bergeries d’altitude.
L’arrivée au refuge était à 18h, un dortoir en ciment avec
des équipements très modestes, un sac de couchage chaud s’imposait vu le froid
glacial, la nuit était à 120dh. On était les seuls à y passer la nuit avec un
groupe de Français, le personnel n’était pas très agréable, une grande
différence avec le refuge du Toubkal, mais grâce à l’ambiance crée par notre
groupe, on a tout de suite baigné dans une atmosphère d’énergie positive oubliant
rapidement le mauvais caractère du gérant.
Après avoir diner avec un délicieux Tajine préparé par notre
guide, on s’est couché pour se reposer et se préparer pour l’étape du lendemain.
Ighil N’Mgoun :
Le réveil était très tôt le matin à 3h30, 40 min pour ranger
nos sacs à dos, prendre le petit déjeuner et faire le départ pour l’un des plus
durs sommets du Maroc.
Le thermomètre affichait des valeurs négatives mais on
était tous déterminé, et il fallait beaucoup plus qu’un froid glacial pour nous
arrêter.
On a marché environ 3h dans le noir à l’aide de nos lampes frontales
et on avait beaucoup de chance car le ciel était clair et on a pu profiter de
la belle étoile, lors de l’une des pauses on s’est même allongé sur le sol pour
laisser nos regards embrasser l’immensité du ciel scintillant, un moment
magique de pur plaisir.
Les pas deviennent plus lourds et les pentes plus aigües, en
se rapprochant de la crête on a commencé à trouver de la neige et du verglas,
soudain un vent très fort et glacial nous empêche de marcher et même de
respirer, on était officiellement sur la crête du Mgoun !
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| La crête... |
c’est la
difficulté majeure de ce sommet, une étroite crête caillouteuse et très ventée
qui demande beaucoup d’attention. Environ 1h30 de marche sur cette fameuse
crête, la fatigue commence à nous gagner, Nos visages sont glacés, on ne sent
plus nos nez et nos jambes commencent à troubler car on faisait deux fois plus d’effort
pour avancer contre le vent.
Mais on revanche au fil des heures la nuit a cédé
place au jour et on a pu assister à un magnifique lever de soleil, des paysages
époustouflants et une vue sans limite sur l’ensemble du haut-atlas central.
Finalement
on a pu atteindre le piquet, l’effort en vaut la chandelle car de là-haut on a
pu apercevoir les fabuleuses vallées et les montagnes environnantes, un moment
de satisfaction et de fierté par excellence où on a pu surpasser nos limites
et vivre une expérience riche en émotions et en apprentissages, l’esprit du
groupe était présent tout au long du trajet, on se motivait mutuellement les
uns les autres et c’est grâce à ça, qu’à 9h du matin on était tout simplement
au SOMMET.
Une descente
aussi hard que la montée :
Le chemin du retour n’était pas aussi simple qu’on a pu l’imaginer,
le guide nous a suggéré un autre trajet pour rentrer chez les Bougmez, afin de
pouvoir contempler d’autres paysages.
Le risque de glissage était fort présent
et les pentes un peu plus aiguës que la montée avec plein de cailloux.
La descente était vers les sources d’Oulilimt à travers un
paysage de cheminées de fées sculpté par l’érosion, des canyons et gorges
creusés dans les plissements de l’atlas, des cimes déchiquetées culminant au-delà
de 3000m d’altitude, enfin des pâturages d’altitude avec des grottes de nomades
désertées qui accueillent l’été les amazighs du sud avec leurs troupeaux de
chèvres et de dromadaires.
Enorme gratitude
envers les gens heureux du Bougmez :
Environ 10 heures de marche pour arriver à notre maison d’hôte
Ighrem (200dh/nuit en chambre double avec salle de bain) dans la vallée
heureuse des Bougmez, l’établissement était très authentique avec un décor fidèle
aux traditions amazigh local, un accueil chaleureux des hôtes qui étaient tous le
temps souriants et au petit soin de chacun de nous, nous a laissé très
reconnaissant envers eux, après un diner local préparé par ces magnifiques
personnes une bonne nuit de sommeil nous attendait pour reprendre nos forces et
prendre le chemin du retour.
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| Khalil notre guide |
Humble
devant ces majestueux montagnes :
Certes le Mgoun reste le plus dur sommet que j’ai pu faire
jusqu’à maintenant, avec les lèvres gercées, le nez qui pique et les muscles
qui n’arrivent plus à nous porter, on avait qu’une seule envie c’est de s’arrêter !
Mais tous ses sentiments disparaissent une fois on est conscient de tous le
travail et l’effort qu’on a pu faire, laissant place à une satisfaction et une
béatitude au plus profond de nous-même, on nageait tous simplement dans le bonheur ! Alors si vous êtes amoureux de grand espace sauvage, de paysages spectaculaires et de rencontres exceptionnelles le Mgoun est fait pour vous !

























Bravo samia. RDV POUR PROCHAINE AVENTURE. DE LA PART DE YOGICOACH
RépondreSupprimerMerci bcp yogicoach🙏🙏
SupprimerHâte de finir mon prochain article pour le publier
Bravo Samia belle aventure !
RépondreSupprimerMerci bcp🙏
SupprimerHats off to you! Looking forward to reading more of your travel blogs. 👌🏻
RépondreSupprimerThank youuuuu😘. I'm working on it👌
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