Un road trip à Dakhla (part 1)

Une aventure au fin fond du Sahara marocain(partie 1)



Dakhla est devenue La destination à ne pas rater, située dans la région d’Oued Ed Dahab au sud du Maroc cette ville fascine de plus en plus de touristes, amoureux du kitesurf et des sports de glisse ou tout simplement en quête de détente et de quiétude cette perle marocaine vous offre une atmosphère de paix et de sérénité qui répond à vos besoins. 


Une partie de son charme réside aussi dans son emplacement géographique, placée entre l’océan atlantique, la lagune et le désert, cela lui permet d’offrir aux visiteurs une diversité de paysages.







Pour se rendre à Dakhla, on peut soit prendre:

  •  Un vol direct Casa-Dakhla avec Royal air Maroc (1000dh) ou Air Arabia (750dh), ces deux compagnies assurent cette ligne, et le vol dure environ 2 heures. 
  • Ou bien l’autocar, mais il faudra compter environ 24 heures.
  • Le 3éme moyen est de s’y rendre en voiture, un road trip riche en expériences. les prochaines lignes y seront d’ailleurs consacrées.

Tiznit, Aglou, Mireleft, Legzira,sidi ifni :



Notre aventure commence au centre du Maroc, pour prendre la direction du sud jusqu’à Sidi Ifni : notre premier arrêt.


On a parcouru environ 858km depuis Meknès, la majorité du trajet était en autoroute, jusqu’à Agadir puis on est sorti pour prendre la national N1 jusqu’à Tiznit, une ville qui a sut conserver son authenticité berbère, entre sa médina ceinturée de remparts, ces 5 portes historiques et la simplicité de ses habitants on ne peut qu’y ressentir une sérénité et une joie de vivre exceptionnel.





 C’est une ville réputée pour son artisanat d’orfèvrerie. Au souk, des bijoutiers, couvert, offre une succession de boutiques dans une atmosphère homogène où on a pu déniché des petites merveilles en guise de souvenirs,

 comme on y est arrivé le matin on en a profité pour prendre le petit déjeuner local : Une délicieuse harcha tartiner du fameux amlou de la région et du miel accompagnée d’un verre de thé à la menthe.





À environ 16 km de Tiznit, la petite station balnéaire d’Aglou-plage, une des plus belles plages du Maroc, c’est un endroit privilégié qui offre d’immenses plages au sable fin et blanc, 

Souvent désertes ou moins peuplé, c’est le lieu où vous pouvez relaxé et profiter du calme de la nature et déguster des variétés de poissons qui y sont connu. Après y avoir pris un déjeuner copieux, on a continué notre route.





 32km après se trouve Mirleft une petite ville nichée entre de gigantesques falaises qui embrassent l’océan, elle est réputée d’être un spot de sport nautique par excellence grâce à son vent et à ses vagues, mais un minimum de prudence s’impose lors de la baignade à cause des forts courants et des vagues très puissantes de ses eaux.




23km après, on a pu découvrir l’impressionnante plage de Legzira, un lieu exceptionnel où le vent et les vagues ont formé au fil du temps trois magnifiques arches (l’un d’eux s’est effondré en 2016) de roche rouge au-dessus du sable,

 Elle offre une très longue plage au amoureux de la balade, c’est l’endroit idéal pour méditer devant ce phénomène naturel exotique et somptueux.



La journée s’achève à Sidi Ifni à environ 10 km de Legzira, une ville qui se distingue par une architecture à la fois berbère et andalouse qui évoque les anciennes constructions espagnoles. 

La ville dispose d’un camping, un parking pour les camping-car, des hôtels et des appartements à louer à partir de 300dh/nuit. Après un dîner au poissons local on s’est couché tôt pour se reposer.

Guelmim, Tantan, Akhfennir, Tarfaya, Laâyoune :





Le lendemain matin on a repris la national N12 jusqu’à Guelmim, environ une soixantaine de kilomètres, 

Surnommée aussi « la porte du Sahara », c’est une région intermédiaire entre le centre et le sud du Maroc, connu pour son commerce et son artisanat berbère.




130 km après se trouve Tantan, une petite ville typique du Sahara marocain, connu pour sa plage El Outia qu’on nomme aussi Tantan-plage, situé à environ 24km de la ville, une station balnéaire de l’océan atlantique qui attire de plus en plus de surfeurs, elle dispose aussi d’un port de poisson et de marchandise.


Sur la route national N1 vers le sud toujours, des vues panoramiques à couper le souffle, l’étendue rocailleuse laisse place au fil du temps aux dunes de sables façonnées par le vent. A notre gauche le désert très mystérieux s’étend à perte de vue et à notre droite les hautes falaises de l’océan atlantique, une splendeur qui nous a laissé sans voix, on a parcouru 91km pour arriver à Akhfennir.





 Une petite ville de pêche par excellence, elle fait le bonheur des amateurs de pêche à la canne, puis quelques kilomètres après un phénomène naturel très exotique « Aajeb Lah » ou « Trou du diable » comme l’appelle certains, est un trou circulaire dans lequel s’engouffre l’océan, il fait partie de ces lieux magique, qui une fois visité reste gravé à jamais dans le cœur.



Encore 100km vers le sud pour se retrouver à Tarfaya, une petite ville qui a su gardé son authenticité, des kilomètres de sable blanc et une nature sauvage encore intact, c’est une petite merveille qui mérite le détour, et en profiter pour déguster les délicieux poisson local, aux environ de Tarfaya le gigantesque parc d’éoliennes offre une vue impressionnante.





Pour achever la journée à Laâyoune, deux possibilités s’offraient à nous, soit continuer sur la national N1 environ une centaine de kilomètres, soit prendre la côtière jusqu’à Foum el oued (presque la même distance), la station balnéaire de Laâyoune, un endroit d’estivage privilégié de la population local et des touristes, entre mer et désert cette plage de sable fin offre des paysages encore vierges. 

Ce petit village propose aux touristes des petites villas à louer ou bien des appartements bien équipés à partir de 250dh/nuit, Une petite sieste pour se reposer après une bonne douche s’impose.




L’après-midi on est sorti découvrir le port de Laâyoune, qui est le principal port polyvalent de la région, de gigantesques bateaux qui déchargent leurs pêches, des pêcheurs qui s’apprêtent à sortir en plein mer, d’autres qui vendent des poissons frais ici et là, bref une dynamique hallucinante qui les plongent dans un univers propre à eux, on a profité de cette visite pour acheter des poissons local et on était surpris par des prix qui sont très bas vu la qualité et la quantité des poissons ( Calamar, merlan,sardine et thon pour un prix qui ne dépasse pas les 100 Dh), à la sortie du port plusieurs petits restaurants et snacks proposent de vous griller les poissons et les servent avec une salade marocaine et un verre de thé.


 Le soir on a fait une balade à la corniche de Foum El Oued avant de rentrer se reposer, un petit conseil: il faut faire attention et porter des vêtements chauds au peur que le vent très froid du soir vous glace.



Le matin on s’apprête pour un autre départ, mais cette fois-ci il n’y aura qu’un seul arrêt à Boujdour qui se situe à 188km de Laâyoune, connue pour sa corniche située au sein de la ville et qui longe la côte, on en a profité pour prendre le petit déjeuner local : de délicieux melwi avec un bon verre de thé sahraoui, faire le plein d’essence et continuer les 533km qui nous reste jusqu’à Dakhla. Le trajet n’était pas très satisfaisant à cause des travaux de la voie express qui relie Dakhla à Boujdour, il y avait beaucoup de déviations et de pistes à traverser mais la destination en vaut la peine ! (A suivre)


Voir la 2 éme partie : https://samiastravel.blogspot.com/2019/08/un-road-trip-dakhla_17.html









Commentaires

  1. Bonjour,
    D’abdord je te remercie énormément pour ce partage des aventures, ça donne envie de franchir le pas pour découvrir notre maroc.
    Je suis une fille et J’ai une tte petite question, est que tu me conseilles de faire ce road trip en mode solo? Et surtt côté sécurité
    Merci!

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