l’ascension du mont Tidghine:
Ketama: finit les stéréotypes!
Au cœur des montagnes du rif et de ses majestueux
reliefs, se dresse fièrement le mont Tidghine, d’un climat pur et rafraichissant
et d’un charme très original, il attire l’attention des randonneurs et des
amoureux de la nature. D’ailleurs c’est le point culminant de la chaine du rif,
d’une altitude de 2456 m.
C’est un site doté d’une
biodiversité incroyable ; des arbres de cèdres à perte de vue qui dressent
leurs énormes silhouettes sur les pentes du mont, les couvrant, ainsi, d’un manteau
de verdure d’une beauté bluffante ; un vert qui contraste en hiver avec le
blanc de la neige pour donner au randonneurs un tableau époustouflant, unique
et magique.
Issaguen :
Le point de départ de cette randonnée, précisé par le guide,
était à Issaguen, ou ketama (son nom non-officiel), un petit
village situé dans la province d’Al Hoceima, pour y arriver on peut soit
emprunter :
- Depuis Fès, La route nationale N8 puis la R509 en passant par Taounate. (Environ 161 km)
- Depuis Al hoceima, la route nationale N2 en passant par Targuist. (Environ 114km)
- Depuis Chefchaoun, la route nationale N2 en passant par Bab berred. (Environ 108km)
Issaguen est un village très modeste, avec des
infrastructures peu développées, son avenue principale où se trouve le
prestigieux hôtel « Tidghine », contient aussi des petits
cafés traditionnels, des superettes à la marocaine, et deux stations d’essence :
Afriqia et Winxo qui se trouvent de part et d’autre de l’avenue. La région d’Issaguen
est riche en ressources naturelles, certes, mais elle est livrée à son sort, et
elle n’a pas connu le développement qu’elle mérite.
Le rendez-vous était fixé à 8h30 du matin, par Jamel, notre
guide, natif de la région et passionné de montagne. On a pris la route pour Azela,
un douar qui se trouve au pied du mont Tidghine, à environ 30 min d’Issaguen.
On a pris d’abord la route R509 qui sépare Issaguen de Tlat Ketama, puis avant d’arriver à ce dernier on a emprunter une piste à gauche, étroite et pas très confortable, mais il faut avouer que les paysage y sont à couper le souffle.
On a pris d’abord la route R509 qui sépare Issaguen de Tlat Ketama, puis avant d’arriver à ce dernier on a emprunter une piste à gauche, étroite et pas très confortable, mais il faut avouer que les paysage y sont à couper le souffle.
Douar Azela :
Comme toute la région du Ketama, le Kif est l’activité
principale au douar, récemment cultivé, lors de notre visite en mois 12, les
champs étaient vierges de toutes plantations.
C’est un petit village isolé des plus paisibles, où de
petites maisons sont édifiés de matériaux nobles : pierres et terre ;
d’autre plus modernes en ciment, une petite rivière qui passe milieu, et d’ailleurs
ici la nappe regorge d’eau, il y a des puits et des sources partout.
La bonté et la gentillesse des habitants d'Azela nous a laissé sans
voix, un exemple parmi d’autre d’une femme du douar qu’on a rencontré en face
de sa maison, elle nous a souhaiter la bienvenue et nous a même offert une
délicieuse « khabza » (pain) juste sortie du traditionnel four, un
geste très noble d’une femme très simple, qui incite à songer sur ces
villageois qui ont fait preuve de bienveillance, désireux à tout prix de
procurer aux autres du bien-être.
Au cœur des montagnes du rif :
L’ascension se fait en environ trois heures, d’un niveau
facile à moyen. Les pentes sont de plus en plus aigu, mais qui reste très accessible.
Dès qu’on gagne un peu d’altitude, des plateaux à couper le souffle se dressent
devant nos yeux, les montagnes de Ketama s’étendent à perte de vue, des
plaques de neige glacée de plus en plus dense.
Certes le souffle devient saccadé avec l’altitude, mais on s’y habitue rapidement, grâce aux bouffées d’air frais qui nous chatouille les narines.
Certes le souffle devient saccadé avec l’altitude, mais on s’y habitue rapidement, grâce aux bouffées d’air frais qui nous chatouille les narines.
On a fait 3 à 4 pauses pour reprendre du souffle, et contempler
le paysage avant d’arriver au sommet du mont Tidghine, un moment de pure
joie et de satisfaction d’être là-haut, un véritable soulagement où toute la
fatigue s’évapore. C’est l’occasion également d’échanger ces sensations avec
les quelques randonneurs qu’on a pu rencontrer là-bas.
Les jeunes du douar d’Azela ont bâti là-haut une
petite mosquée et une maisonnette pour ceux qui veulent passer la nuit au
sommet ou bien pour S’abriter des intempéries. C’est sur l’une des immenses
roches qui entoure la plaque du sommet qu’on a pris notre déjeuner : des
sandwichs préparés à l’avance, des fruits secs et quelques bananes.
Une heure de détente, de sérénité et de pur bonheur avant de
reprendre le chemin de la descente, le guide nous a suggéré d’emprunter un
trajet différent de celui de la montée, facile certes, mais qui regorge de
ravissants tableaux : des cèdres de part et d’autre de la route et des
ruisseaux qui naissent ici et là.
On a fait environ 1h30 jusqu’à douar Azela, en chemin, Jamel nous a parler fièrement des tardions de la région, toute un patrimoine culturel, de sa richesse naturelle, une nature vierge et très prometteuse, mais il finit ses propos avec une amertume, une tristesse très profonde à cause de la négligence que connait la région, son manque d’infrastructure urbaine et touristique.
On a fait environ 1h30 jusqu’à douar Azela, en chemin, Jamel nous a parler fièrement des tardions de la région, toute un patrimoine culturel, de sa richesse naturelle, une nature vierge et très prometteuse, mais il finit ses propos avec une amertume, une tristesse très profonde à cause de la négligence que connait la région, son manque d’infrastructure urbaine et touristique.
Tlat Ketama :
Pour se reposer et passer la nuit on a choisi de s’héberger dans un hôtel à Tlat Ktama, qui est à environ 10 à 15 min d’Azela. Un grand bâtiment à l’entrée du village, doté d’un parking, des chambres simple ou double avec une salle de bain et une vue magnifique sur une impressionnante forêt de cèdre.
Vu son prix qui ne dépasse pas les 200 DH/nuit le service était très correcte, le propriétaire, d’une gentillesse et d’une sympathie exceptionnel, père de famille et gérant de cette entreprise familiale, il nous a raconté les difficultés rencontrées par les habitants de la région surtout en hiver, où le froid est glacial et les précipitations de neige peuvent isoler le village complètement à cause de l’état des routes.
Le matin, l’air très frais, devant une cheminée artificielle
du restaurant de l’hôtel on a pris notre petit déjeuner, local et très copieux,
un vrai régal. Puis le chemin du retour, avec un sentiment de gratitude très
profonde envers cette région du Maroc, où on a pu s’évader et être en parfaite
osmose avec la nature.















Bonsoir Mlle Samia,
RépondreSupprimerD'abords, je vous félicite vivement pour votre récit tellement riche et passionnant. A vous lire, on peut facilement mesurer le degré de votre maturité et le respect que vous portez à la nature.
Bravo et bonne continuation
Bonsoir Mr Driss
RépondreSupprimerMerci infiniment pour tes jolies mots.
Ça fait tjrs du bien d'entendre des positives feed backs🙏🙏
Vous gardez toujours le contact de l’hotel tidghine vue que celui sur internet ne marche plus
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